En septembre, c’est une double sortie qui se prépare pour Paolo Cognetti, puisque son prochain roman, La Félicité du loup, sortira chez Stock en même temps que la version poche de son carnet de voyage, Sans jamais atteindre le sommet, initialement paru en 2019.

La Félicité du loup s’ouvre sur une citation de Rêves arctiques, de Barry Lopez (Gallmeister, 2014, dans une traduction impressionnante de maîtrise de Dominique Letellier) : « Pendant mes voyages, j’en suis venu à penser que les désirs et les aspirations des êtres faisaient partie de cette terre tout autant que le vent, les animaux solitaires, les champs éclatants de pierres et de toundra… » Mais quand je repense à tout ce que j’ai eu la chance de lire pour cette traduction, c’est cette interrogation de Bruce Chatwin que j’ai envie de retenir, peut-être aussi parce qu’elle me parle tout particulièrement et fait écho à mes pérégrinations de livre en livre: « Pourrait-il se faire […] que notre besoin de distraction, notre manie de la nouveauté ne soient, essentiellement, qu’un appel instinctif à la migration semblable à celui des oiseaux en automne? » (Le Chant des pistes, 1988, trad. Jacques Chabert).

Un grand merci au passage à la Fondation Pro Helvetia pour sa contribution à ce dernier projet, qui n’est autre que ma huitième traduction – espérons que ce chiffre continue de nous porter chance!