traduire pour les planches

IMG_8743

Récemment, j’ai eu la chance de participer à la Master class en traduction littéraire qui ouvrait le programme Gilbert Musy du Centre de Traduction littéraire de Lausanne. Pour cette première, Irene Weber Henking, directrice du CTL, a confié les rênes à Jean-Louis Besson, traducteur de l’allemand, codirecteur de la collection « Scènes étrangères » aux éditions Théâtrales et membre du comité de rédaction des revues Théâtre / Public et Etudes Théâtrales.

Cet atelier, qui s’articulait en trois volets, m’a permis de m’initier à la traduction théâtrale, domaine que je n’avais jusqu’alors abordé qu’à travers le surtitrage. Soumettre son texte au regard des autres, l’entendre à travers leurs lectures, le revoir à la lumière de leurs hésitations et de leurs remarques, aussi bienveillantes que pertinentes, d’abord en petit comité, puis sur les planches, n’a pas été chose facile, mais quel plaisir de voir les dialogues prendre soudain corps, les drames se nouer, l’humour prendre, les noms d’oiseaux voler. Les pièces proposées allaient de l’absurde à la tragédie revisitée, si bien que l’atelier s’est très vite transformé en formation Actors Studio, mais comme l’empreinte du traducteur n’est pas si différente de celle de l’acteur, il faut croire que nous étions sur la bonne voie!

Pour pimenter l’exercice, j’ai choisi pour ma part de traduire de l’allemand – langue que j’ai rajoutée il y a peu et qui met mon complexe de l’imposteur encore à rude épreuve – en m’attaquant à Brachland de Dmitrij Gawrish (Verlag der Autoren, Frankfurt, 2014), une pièce qui, je l’espère, franchira un jour le röstigraben!

Je profite de ce billet pour remercier l’équipe du CTL pour l’initiative et l’organisation, la fondation LITAR, Zurich, qui a financé cette Masterclass fort classe, et Valmir Rexhepi pour cette photo!